Augmentation des prix de l’électricité en 2020 : deux hausses successives
Chaque année, les tarifs réglementés de vente sont révisés par les pouvoirs publics en fonction de l’évolution de certains coûts comme :
- Le coût de commercialisation de l’électricité ;
- Les coûts de production ;
- Les coûts d’acheminement (transport et distribution).
En 2020, le prix de l’électricité en France a connu deux hausses successives pour les clients particuliers :
- Au 1er février 2020 : une hausse de 3 % HT, soit 2,4 % TTC ;
- Au 1er août 2020 : une hausse de 1,82 % HT, soit 1,54 % TTC.
Selon la CRE (Commission de Régulation de L’Energie), ces hausses sont principalement dues à l’augmentation des coûts d’approvisionnement et notamment du TURPE (Tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité) qui permet de financer l’activité et les investissements des gestionnaires du réseau électrique (Enedis).
Quel était le prix de l’électricité en France en 2019 ?
En fin d’année 2018, les coûts d’approvisionnement en électricité ont fortement augmenté. Pour compenser cette augmentation, la CRE avait préconisé une hausse des tarifs réglementés dès le début d’année 2019. Or, suite aux mouvements sociaux qu’a connu la France à cette période, le gouvernement a décidé de geler le prix des TRV. Jusqu’en juin 2019 où le prix de l’électricité a finalement bondi de 5,9 % pour connaître une deuxième augmentation de 1,3 % le 1er août 2019.
Comment limiter l’impact de l’augmentation de l’électricité sur sa facture ?
Ces 10 dernières années, le prix de l’électricité n’a connu que des hausses successives à l’exception d’une baisse de 0,5 % en août 2016 et en août 2018, comme l’indiquent le graphique et le tableau ci-dessous.
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15 août 2010 |
+3,0% |
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1er juillet 2011 |
+1,7% |
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23 juillet 2012 |
+2,0% |
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1er août 2013 |
+5,0% |
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1er novembre 2014 |
+2,5% |
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1er août 2015 |
+2,5% |
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1er août 2016 |
-0,5% |
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1er août 2017 |
+1,7% |
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1er février 2018 |
+0,7% |
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1er août 2018 |
-0,5% |
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1er juin 2019 |
+5,9% |
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1er août 2019 |
+1,3% |
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1er février 2020 |
+2,4% |
Vous souhaitez limiter l’impact de ces hausses sur votre facture d’énergie ? C’est très simple, pour cela vous disposez de deux options :
- Souscrire une offre d’électricité à prix indexé sur les TRV qui vous garantit un prix du kWh toujours plus bas que les TRV.
- Souscrire une offre d’électricité à prix fixe : dont le prix du kWh reste fixe durant toute la durée de votre contrat, quelle que soit l’évolution du prix des TRV. Le tarif des offres à prix fixe est souvent plus élevé à la signature du contrat qu’une offre à prix indexé sur les TRV et se révèle dans le temps moins avantageux pour le client ;
L’offre d’Alpiq est indexée sur le prix des tarifs réglementés. Concrètement, en souscrivant chez nous, vous avez la garantie de toujours profiter de 10% de remise sur le prix du kWh HT d’électricité par rapport au tarif bleu d’EDF, et ce, quelle que soit son évolution. Le prix de l’abonnement quant à lui est identique au tarif réglementé de vente
Qui définit la hausse des tarifs de l’électricité ?
Depuis le 8 décembre 2015, c’est la CRE qui propose aux ministres de l’Économie et de l’Énergie les évolutions du prix de vente de l’électricité en France. Les pouvoirs publics peuvent ensuite décider, soit de s’y opposer (dans un délai de 3 mois suivant la proposition de la Commission), soit de la valider.
Pourquoi les prix de l’électricité augmentent ?
Les investissements liés à la transition énergétique et le développement des énergies renouvelables impliquent une augmentation considérable des coûts d’approvisionnement et plus particulièrement du TURPE.
Faut-il prévoir une nouvelle hausse de l’électricité en 2021 ?
Les gestionnaires de réseau ont demandé à la CRE de fixer une hausse annuelle de 1,4 % sur le prix de l’électricité entre 2021 et 2024 afin de compenser l’impact financier de ces investissements. En 2021, le prix de l’électricité devrait donc augmenter. Le montant reste encore à définir avec précision mais Jean-François Carenco, président de la CRE explique d’ores-et-déjà que "Faire moins que 20 euros [par an et par foyer], ce sera compliqué. L’ampleur des investissements à venir pèsera inévitablement sur la facture. La CRE doit toutefois veiller à ce que ces hausses restent maîtrisées. Il y va de l’acceptabilité même de la transition énergétique dans son ensemble".